me connaître

Il va de soi, on ne va parler ici que de mon rapport à l’écriture.

Je peux quand même déjà poser le contexte : je vis au manoir de Krec’h Goulifern, à Lannion, où je tiens des chambres d’hôtes. J’habite dans cette incroyable demeure avec ma compagne. Nous avons des poules, une chienne, un bouc et deux chats. Et des milliers d’oiseaux qui nous réveillent chaque matin. Et des milliers d’étoiles qui nous éblouissent la nuit. La saison est intense d’accueil et de rencontres. En dehors des mois d’été, je m’occupe du parc, de travaux, bref nous répondons à l’ensemble des exigences du domaine. J’ai la précieuse liberté de pouvoir, par sobriété consumériste, jouir des lieux à plein temps.

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Et donc j’écris.

Sur ce site bien sûr, mais aussi sur un site dédié à une activité qui me passionne autant qu’elle m’intrigue et m’interroge, le poker : http://javapoke.net. Mon ami Co a la gentillesse d’y proposer ses illustrations.

plage-001Nous sommes d’accord, tout ceci ne témoigne pas d’une passion ancienne ou compulsive à l’écriture. Aussi, je vais lister de manière imprécise et loin d’être exhaustive les différentes choses que j’ai pu réaliser à ce jour.

Dans les années 90, j’ai participé à une rédaction online, c’était le tout début des sites web. Je venais d’arriver sur Paris. Avec des copains, nous faisions un petit journal mensuel tout en html, ça s’appelait l’Ornitho. Cela a été une formidable aventure humaine. Je réalisais surtout des reportages ou interviews aussi mal écrits que maladroits mais qui me permettaient d’aller à la rencontre des autres.

Avec des amis de l’Ornitho, nous avons ensuite créé une version pour enfant : le journal de Victor. Victor était un petit pingouin qui se posait des questions sur le monde. Tous les mercredis, Victor envoyait une newsletter aux abonnés. Des écoles notamment lui posaient des questions desquelles on discutait dans son journal. Là aussi c’était une aventure humaine remarquable. Victor comme l’Ornitho se sont noyés dans les méandres du web et je n’en ai retrouvé trace.

A cette même période j’ai travaillé longuement avec un dessinateur de l’Ornitho sur une bande dessinée. Le scénario était ficelé, les dialogues et la mise en scène bien avancés. Le projet n’a pas abouti du fait de nos parcours respectifs et nos vies dissociées. Bref : nous nous sommes perdus de vue. L’histoire de Tinuel, ce petit garçon qu’on pouvait suivre pendant une journée d’école, reste mon plus grand regret de projet non abouti. Il m’a cependant montré à quel point j’aimais écrire, créer, inventer, mettre en scène, et, modestement, à quel point mes mots pouvaient plaire.

Lors de mon passage quelques années dans la ville de Troyes, j’ai activement participé à un journal associatif à vocation sociale : le 10 de cœur. J’y étais administrateur et réalisais des articles et dossiers en quantité.

J’ai eu d’autres projets depuis, notamment à une période compliquée de ma vie où j’ai pu quelques temps conjuguer un certain sens de l’humour à une vision très sarcastique ou mélancolique de la vie, sous forme de punchlines illustrées par une amie. Dans cette série de planches intitulée Idées noires au comptoir, un homme commentait le monde à travers le prisme de son verre ou des remarques pas toujours profondes du serveur. C’était une idée originale aux illustrations remarquables.

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Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui j’ai quitté la ville. Et plus que jamais retrouvé l’envie de créer, notamment grâce aux ateliers d’écriture d’Anne-Laure Lussou qui a su raviver ma plume et mon imagination.

Du coup, j’ai aussi des idées et des envies. Coopérer sur des projets éditoriaux, proposer scenarii, dialogues, textes de chansons, articles, reportages, interviews, critiques… je suis plus que jamais ouvert aux propositions collectives qui pourraient m’être avancées. Ou aux supports qui auraient le souhait d’accueillir ma plume solitaire. N’hésitez donc pas à me contacter si vous pensez que je vous être utile.